À Metz, l’APEL Saint-Étienne redonne vie à la cour de la Miséricorde : un projet participatif qui grandit d’année en année
Au cœur du centre historique de Metz, l’ensemble scolaire Saint-Étienne – site de la Miséricorde poursuit une transformation ambitieuse de sa cour. Portée par l’APEL Saint-Étienne et construite avec les élèves, cette démarche vise à rendre l’espace extérieur plus vivant, plus coloré et mieux adapté au quotidien des enfants.
Et la première grande étape de ce vaste projet a déjà laissé son empreinte : une fresque monumentale de 25 mètres signée par l’artiste messin David Soner.
Une idée née à la rentrée 2024 : embellir la cour “pour et par les enfants”
Avant même l’apparition de la fresque, une réflexion avait été engagée par :
- L’APEL Saint-Étienne, à l’initiative du projet
- La direction de l’ensemble scolaire
- Les élèves, consultés dès le départ
- Les équipes pédagogiques, associées tout au long du processus
L’objectif : transformer progressivement la cour en un lieu plus agréable, plus vert, plus accueillant — un espace dans lequel les enfants se sentent bien et dont ils sont co-créateurs.
Un calendrier construit en plusieurs étapes clés
Octobre 2023 : la voix des élèves au cœur du projet
Une boîte à idées est installée dans le hall. Les enfants réclament :
- plus de couleurs,
- des zones de jeux mieux identifiées,
- davantage d’ombre pour se protéger du soleil.
1ère étape : choisir le premier chantier
Pour répondre à ces attentes, l’équipe décide de commencer par une grande fresque murale : un moyen immédiat d’apporter dynamisme et gaieté à une cour jusque-là très minérale.
2ème étape : sélectionner un artiste local
L’APEL fait appel à David Soner, dont l’univers mêlant graffiti et abstraction correspond parfaitement à ce que les élèves souhaitent voir apparaître sur les murs.
3ème étape : impliquer les élèves dans la création
Chaque classe réfléchit aux thèmes possibles.
Un vote est ensuite organisé du CP à la 3e pour choisir les éléments artistiques à intégrer. Résultat : une œuvre qui mélange sport, musique, imaginaire… et bien sûr, quelques symboles emblématiques de Metz, comme le Graoully.
4ème étape : préparer techniquement le mur
Étape délicate et essentielle : la réfection du support. Réalisée par l’OGEC, elle a entraîné un léger décalage du calendrier mais garantira la pérennité de l’œuvre.
5ème étape : réalisation de la fresque (juin–juillet 2025)
Sous les yeux curieux des élèves, l’artiste intervient en fin d’année scolaire.
La fresque achevée — 25 mètres de long sur 2,60 m de hauteur — est dévoilée à la rentrée de septembre 2025, sous les applaudissements des enfants… et la fierté de toute la communauté éducative.
Des partenariats solides pour un projet collectif
Ce chantier n’aurait pas vu le jour sans l’implication de nombreux acteurs :
- L’APEL académique Nancy-Metz : soutien administratif et subvention de 3 000 €
- La direction de l’ensemble scolaire Saint-Étienne : accompagnement continu
- L’OGEC : prise en charge de la réfection du mur et support logistique
- Les Services des Bâtiments de France : validation de la faisabilité
- L’artiste David Soner : création de l’œuvre
Un financement partagé
- APEL Saint-Étienne : financement principal du projet
- APEL académique : subvention de 3 000 €
- OGEC : financement intégral de la réfection du mur
Ce montage a permis d’offrir aux élèves une œuvre durable, pensée pour durer et pour servir de point de départ à une transformation à long terme.
Une fresque symbolique et ancrée dans le patrimoine messin
L’œuvre combine :
- des formes abstraites,
- des références urbaines,
- des monuments iconiques de Metz,
- les choix des enfants eux-mêmes.
Elle a été officiellement inaugurée en présence de François Grosdidier, soulignant l’importance de ce projet pour la vie locale.
Et maintenant ? Place à la végétalisation de la cour !
La fresque n’est que la première étape.
À partir de 2026, l’APEL et l’établissement se lancent dans un second défi : ramener de la nature au cœur de la cour, aujourd’hui très minérale.
Objectif :
- créer des zones ombragées,
- apporter de la fraîcheur en été,
- améliorer le confort des élèves,
- respecter l’architecture du site historique.
Un projet qui s’annonce tout aussi ambitieux que collaboratif.
Conclusion
La cour de la Miséricorde se transforme peu à peu grâce à une véritable dynamique collective : élèves, parents, équipes éducatives, partenaires institutionnels… tous avancent ensemble.
Cette fresque n’est pas seulement une décoration : c’est un symbole d’un engagement commun, d’une école qui bouge, et d’une communauté éducative qui place le bien-être des enfants au centre.