Jeudi 25 juin 2026. Les thermomètres annoncent jusqu'à 38 à 40 degrés vendredi dans plusieurs collèges de Meurthe-et-Moselle — jour J du brevet des collèges. Face à une situation climatique inédite, les équipes se mobilisent dès aujourd'hui pour préparer les salles d'examen et offrir aux candidats les meilleures conditions possibles.
Une mobilisation dès aujourd'hui
Dans les collèges du département, ce jeudi est celui de la préparation. Salles identifiées, fenêtres à ouvrir tôt demain matin pour capter la fraîcheur nocturne, ventilateurs commandés en urgence, couvertures de survie à poser sur les vitrages les plus exposés : chaque établissement s'organise avec les moyens à sa disposition. Un effort collectif discret, rarement visible, mais qui sera déterminant.
Le rectorat de l'académie de Nancy-Metz a transmis dès mercredi une série de recommandations aux centres d'examen : privilégier les salles les moins exposées, répartir les candidats dans un plus grand nombre de pièces pour réduire la densité, et mobiliser tous les dispositifs de rafraîchissement disponibles. Des consignes appliquées sans attendre par des équipes déjà à pied d'œuvre.
La voix des familles : lucidité et résilience
« On se dit qu'on aurait préféré que ce soit reporté. Et d'un autre côté, on sait qu'il faut s'habituer, car ça va être de plus en plus comme ça avec le réchauffement climatique. » — Jennifer Mulette, présidente de l'APEL Académique Nancy-Metz
Jennifer Mulette, présidente de l'APEL Académique Nancy-Metz, traduit avec justesse l'état d'esprit des familles : un sentiment partagé entre l'inquiétude naturelle face aux conditions annoncées et une conscience aiguë des réalités climatiques à venir. Une position qui témoigne de la maturité du mouvement des parents d'élèves, capable d'accompagner l'institution scolaire sans esquiver les questions de fond.
Car la question du réchauffement climatique dans les établissements scolaires ne se résoudra pas avec quelques ventilateurs. Elle appelle une réflexion structurelle sur la conception des bâtiments, les calendriers scolaires et la gestion des pics de chaleur — un chantier que cet épisode rend soudainement très concret.
Des inégalités déjà visibles
La situation met déjà en lumière des disparités entre établissements. D'un côté, des collèges récents — comme Niki-de-Saint-Phalle à Nancy, premier établissement du département à énergie positive — dotés d'une isolation performante et de dispositifs de ventilation intégrés. De l'autre, des bâtiments plus anciens, dont les murs accumulent la chaleur et dont les salles offrent peu de protection naturelle contre les températures extrêmes.
Ces inégalités soulèvent une question légitime : dans un contexte de réchauffement climatique durable, la rénovation thermique des collèges doit-elle devenir une priorité ? L'APEL, aux côtés des collectivités et des équipes de direction, a un rôle à jouer pour porter cette exigence.
Courage à tous les candidats
Demain matin, les élèves de troisième de Meurthe-et-Moselle s'installeront dans leurs salles d'examen. Malgré la chaleur, malgré l'inconfort annoncé, ils composeront avec sérieux. L'APEL académique Nancy-Metz leur adresse tout son soutien et rappelle aux familles : un brevet se prépare, mais il se passe aussi avec la tête reposée. Cette nuit, priorité au sommeil.
Louis Guyot
Correspondant terrain · APEL Académique Nancy-Metz

